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Toxinet : le blox du tox

Marc, c’est ce qui était écrit sur ma carte d’identité du temps où j’en avais encore une, alias Marco à l’époque où j’avais encore des proches et que j’étais suffisamment aimé pour qu’on ait envie de m’affubler d’un surnom affectueux. Aujourd’hui, personne n’éprouve le besoin de m’appeler par un nom, un prénom ou un surnom. Au mieux, je suis la p’tite merde de mon dealer et j’avoue que c’est ainsi aussi que je pense à moi, quand il m’arrive de penser à moi. C’est un phénomène assez nouveau, j’ai vécu longtemps sans penser à quoi que ce soit et encore moins à moi ou à ce que je suis, on va appeler cela un instinct de survie psychologique… Sauf que récemment, deux neurones ont dû se court-circuiter et ont remis mon cerveau en route, la machine à réfléchir fonctionne à nouveau. Quand un engin pareil n’a pas servi depuis longtemps, il est grippé, il grince, il est rouillé de partout, et c’est moi qui dérouille. Je repense au passé, je regarde ce qu’il se passe autour de moi et je ne me contente pas de voir, je cogite. Journaleux de mon métier dans une autre vie, je ne peux pas garder pour moi ce que mon cerveau malade, intoxiqué et en manque de relations sociales peut accoucher. J’ai un besoin nouveau qui se fait sentir, un besoin d’écrire, un besoin de témoigner, de partager. Alors, ici, ce ne sera pas Marc, ni Marco, ce ne sera pas p'tite merde non plus, mais ce sera SDFblogger !

A voté !

Publié le 13 Décembre 2015 par SDFblogger

Je n’ai pas grande idée sur ce que je peux vous raconter, à nouveau avis aux curieux qui aimeraient que je développe un sujet…
Je ne sais pas ce qu’il y a dans la came du deal à qui je l’achète, elle brûle c’est horrible. J’ai essayé de la sniffer, ça fait que dalle. Je fais des abcès presque à chaque injection. J’ai pensé que j’envoyais la sauce à côté mais même si ça m’arrive, c’est loin d’être systématique ou alors que ça venait de ma pompe mais j’en ai changé et je galère toujours autant. Je me rends à l’évidence, j’achète de la daube. Elle n’est pas chère, c’est le seul avantage.
Il faut que je me refasse un bas de laine mais en attendant, à moi l’amidon et les saloperies de coupe.
Laura me manque et pas seulement pour sa came.
J’ai essayé de faire la manche à la sortie d’un bureau de vote aujourd’hui. C’est une première. Je constate que mes théories ne s’appliquent pas un jour comme aujourd’hui. Il faut que je les repense…
Déjà le dimanche matin, ce n’est pas évident de faire ouvrir un porte-monnaie en dehors de la sortie de la messe que je fais rarement parce que je ne connais pas de spot libre.
Si je suis loin de ma théorie qui fixe à une personne sur quinze celle qui me donnera de l’argent, je fais exploser les compteurs en matière de moralisateurs ! Un jour d’élections, je cristallise les frustrations et chez les hommes, c’est du un sur quatre qui me servira le fameux « pour avoir de l’argent, je travaille, moi !»
Je vais continuer mon étude à l’heure d’affluence devant les urnes. J’ai peur qu’elle soit un peu faussée par mon teint jaune, le drôle de râle qui sort de ma poitrine et mes yeux fiévreux mais je n’ai aucun moyen de le savoir.
Je fais fonctionner ce qu’il me reste de cerveau et de connaissances sociales pour deviner où est allé le vote des gens en fonction de leur discours avec leur conjoint, de leur regard sur moi, de la touche des enfants, de la tenue, etc…
Au moins, je vois du monde !
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